Nos propositions :
- mise en réseau des artistes français
- soutien aux librairies françaises
- mise en valeur du plurilinguisme
- développement de la coopération universitaire
- intégration des étudiants français Erasmus
La francophonie culturelle ne doit pas être seulement institutionnelle ou académique. Les artistes donnent une image vivante, actuelle et diverse de la création française.
Les artistes français vivant ou travaillant en Grèce -musiciens, danseurs, plasticiens, photographes, écrivains, performeurs, etc. – sont souvent dispersés et beaucoup d’entre eux rencontrent des difficultés administratives, financières ou professionnelles.
Un réseau permettrait de mutualiser les contacts et ressources, d’organiser des événements communs et d’augmenter ainsi la visibilité auprès du public grec et francophone.
Nous proposons de créer une plateforme ou groupe commun et de lancer une cartographie des artistes français en Grèce. Ces informations pourraient être utilisées par les partenaires naturels que sont l’Institut français de Grèce à Athènes (et ses annexes à Patra et Larissa) et l’Institut Français de Thessalonique pour proposer d’éventuelles coopérations.
Librairies françaises
Les librairies françaises à l’étranger (LFE dans le jargon administratif) ne sont pas de simples commerces. Selon une étude du ministère de la Culture, elles « organisent régulièrement des événements culturels, comme des rencontres avec des auteurs, des lectures publiques ou des ateliers de création », contribuant ainsi aux échanges interculturels locaux. Sur le plan diplomatique, elles sont même qualifiées dans le rapport d’« outils de la diplomatie d’influence » française. Elles fournissent les manuels scolaires des enfants scolarisés, proposent la presse et la littérature francophones, et constituent souvent le seul endroit où l’on peut, loin de France, feuilleter un livre en français avant de l’acheter.
Malheureusement, l’approvisionnement en livres français -et en particulier le coût du transport- fait que les livres français sont vendus plus cher qu’en France. Le désintérêt croissant du livre imprimé face au supports numériques fait que 73 % des librairies interrogées font état d’une baisse de leur chiffre d’affaires ces dernières années, et seul un 24% des gérants interrogés déclarent se verser un salaire suffisant pour en vivre.
A Athènes comme à Thessalonique, des librairies françaises ont fait face à ces difficultés et malgré leurs efforts n’ont pas réussi à conserver leur activité.
Nous soutiendrons les librairies françaises et les aiderons à bénéficier des subventions (aide au transport de la Centrale de l’Édition, aide du Centre National du Livre) auxquelles elles peuvent avoir droit.