Nos propositions :
- la défense des missions de service public d’un réseau accessible à tous, où chaque enfant a sa place quelle que soit la situation financière de sa famille
- un accès aux bourses scolaires plus lisible et équitable
- un accompagnement des familles et une communication renforcée lors de leurs choix d’un système d’enseignement, des possibilités d’aides et de la constitution de leurs dossiers
- un enseignement de qualité avec des moyens adéquats, des postes en nombre suffisant pour des personnels soutenus et formés
- un engagement fort pour une école inclusive avec l’accueil des élèves en situation de handicap et un véritable statut pour leurs accompagnants (AESH)
- la suppression de la condition exceptionnelle d’un taux d’invalidité d’au moins 50% permettant la prise en charge d’un accompagnant d’élève en situation de handicap (demande d’équité avec le dispositif en métropole)
- une action renforcée pour la santé mentale et la lutte contre le harcèlement
- le soutien aux structures Flam éloignées des établissements scolaires français d’Athènes et Thessalonique
- la promotion des démarches de labélisation EFE3D (Établissement Français à l’Étranger en Démarche de Développement Durable) initiées par les écoles d’Athènes et de Thessalonique.
L’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) créée en 1990, a pour mission de coordonner et de développer le réseau des établissements scolaires français à l’étranger. Présente dans de nombreux pays, elle joue un rôle essentiel dans la diffusion de la langue et de la culture françaises, tout en assurant la scolarisation des enfants français expatriés et des élèves étrangers souhaitant suivre un enseignement français. Cependant, malgré son importance, l’AEFE fait face à de nombreux défis qui fragilisent son fonctionnement et son développement. Elle fait face à une diminution de la subvention publique, obligeant l’agence à une restructuration budgétaire. La subvention de l’État stagne depuis 2020 et recule donc en valeur nominale, et elle enregistre pour 2026 encore une baisse de 25 M€ et revient à son niveau de 2009, selon le rapporteur spécial, le député Karim Ben Cheikh.
Il y a 17 ans, en 2009, l’État a transféré à l’AEFE la charge de la part patronale des pensions civiles des personnels détachés dans les établissements en gestion directe et dans les établissements conventionnés, avec une compensation budgétaire initiale de 120 M€. Or, cette compensation n’a jamais été revalorisée alors que le coût réel atteint en 2025 plus de 186 M€, créant un déficit structurel de quelque 60 M€ par an assumé par la trésorerie de l’AEFE au détriment d’autres dépenses de fonctionnement.
L’AEFE, lors de son conseil d’administration de décembre 2025, a entériné plusieurs dispositions financières majeures qui instituent un transfert de charges de l’Agence vers les établissements scolaires : la prise en charge à 35% des pensions civiles à partir du 1er janvier 2026 pour les établissements à gestion directe (EGD) puis à partir du 1er juillet 2026 pour les établissements conventionnés. Un passage à 50% de celle-ci est même prévu pour 2027. Une augmentation de la Participation financière complémentaire (PFC), c’est‐à‐dire la contribution par élève versée par certains établissements partenaires à l’AEFE, qui pourrait passer de 2 à +4%, est aussi envisagée.
Cette situation entraîne des répercussions directes sur le fonctionnement du réseau et les familles. Pour compenser la baisse des financements et les charges supplémentaires, les contributions demandées aux établissements entraînent une hausse significative des frais de scolarité pour les familles.
Le gouvernement et le Parlement entendent lancer une réforme de la gouvernance et des statuts des personnels, qui risque de proposer un éclatement des missions actuelles de l’Agence au profit des établissements partenaires privés ou liés par des conventions.
C’est un combat qui est devenu politique et qui repose sur une révision du rôle de l’État (service public de l’éducation) par rapport aux initiatives privées, pour remplir les objectifs du fameux plan 2030 lancé par le président de la République en 2018 de doubler le nombre d’apprenants, sans financements supplémentaires.
à compléter …
Pour en savoir plus:
Mise au point de l’ancien sénateur des Français établis hors de France Jean-Yves Leconte.